Sites archéologiques


Un patrimoine historique et archéologique exceptionnel


Divers classements labellisent les quatre sites présentés dans cette partie du site.
Classement monument historique ( M.H)
Classement « Espace Naturel Protégé » (E.N.S)
Classement au titre des sites paysagers
Classement en Zone Naturelle d’Intérêt pour la Faune et la Flore (Z.N.I.E.F.F)
Inscrit dans l’espace Natura 2000
Aire de Mise en Valeur de l'Architecture et du Patrimoine (AVAP)
 

EN SAVOIR +

L’OPPIDUM - CASTRUM DE BERNIQUAUT


Du Verdun gaulois au Bruniquel médiéval … à l’origine de Sorèze.



L’oppidum de Berniquaut, de par sa géographie, a de tout temps attiré les regards et les vies ; il est très apprécié de nos jours par de très nombreux promeneurs.
Ce site, occupé de la Préhistoire jusqu’au XIIIème siècle, porte en lui la mémoire des femmes et des hommes qui y ont vécu. Il nous a livré tout au long de ces derniers siècles de nombreux vestiges.

L’oppidum de Berniquaut constitue une grande richesse patrimoniale tant d’un point de vue archéologique que géologique et paysager.
Ici, les hommes ont laissé les traces de leur passage depuis plus de 30 000 ans. Ils ont occupé les cavités naturelles aux porches imposants du versant sud du site.
Puis, du néolithique jusqu’à la conquête de la Gaule, des communautés agricoles et pastorales s’y sont fixé, trouvant dans ce lieu un espace défensif naturel. Un système de protection artificiel (levée de terre de plus de 710m de longueur) a été mis en place par les Gaulois autour du « vicus » de VERDUNUM (VERDUN : place forte gauloise).

Berniquaut, au même titre que d’autres sites voisins, était un habitat permanent de hauteur, en position stratégique. Il contrôlait les échanges nord sud entre l’Albigeois et le bassin méditerranéen. En plus du pastoralisme et des activités agricoles, la population avait des relations commerciales importantes et un artisanat développé.

Pendant la PAX ROMANA jusqu’aux premiers siècles après J.C. (période de paix et de sécurité), les habitants iront s’installer dans la plaine, délaissant ce lieu sûr mais ô combien inconfortable et éloigné des moyens de production.
Avec l’insécurité engendrée par les invasions barbares, VERDUNUM sera à nouveau occupé, présentant certainement un peu plus tard une forteresse publique carolingienne qui sera à l’origine de la fondation de l’Abbaye puis de la ville de Sorèze au IXème siècle.

Vers les Xè-XIè siècles, une coseigneurie exercée par le seigneur vassal de la maison Trencavel et l’Abbé de Sorèze administrera Berniquaut appelé alors BRUNICHELLIS. Puis un important « castrum » regroupant plusieurs centaines d’habitants se développera jusqu’à sa désertion complète au XIIIe siècle.
La population migrera alors vers Sorèze et Durfort.
Le site deviendra le domaine des moutons…

Ce site fait l’office actuellement d’un important projet d’étude, de protection et de valorisation des vestiges archéologiques. Un parcours didactique est proposé aux promeneurs.
 
       

 


LA CHAPELLE PREROMANE DE SAINT JAMMES


Sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle

 


L’origine de cette chapelle pourrait remonter aux environs du XIè siècle. Halte sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle, elle est mentionnée dans un texte daté de 1130 concernant la donation de la part des seigneurs propriétaires de la moitié de la dîme de l’église à l’abbaye de Sorèze.

Le site de St Jammes (chapelle et hêtre) est accessible par la RD 45 qui va de Soréze à Arfons.
Dans la Montagne Noire, le domaine des Prats Vieils où est située la chapelle appartenait autrefois aux religieux bénédictins de Sorèze. La petite église servait de paroisse rurale et les moines y célébraient baptêmes, mariages et sépultures en accord avec le curé de Durfort .Des inhumations dans le cimetière qui entoure la chapelle sont mentionnées en 1669, 1684 et 1728 dans les archives de Durfort. Les métairies étaient nombreuses autour du domaine : Grangevieille, Grange Haute, Grange Basse, le Granjou.
Détruite à la Révolution, la chapelle avait fini par devenir une motte tumulaire.
Laissée à l'abandon depuis la fin du XVIIIè siècle, il en subsiste aujourd'hui les murs extérieurs, sur une hauteur de un mètre cinquante environ. Le choeur est bien délimité par la base de deux piliers et les ruines de l'abside sont abritées par un grand hêtre multi centenaire (véritable curiosité locale). La porte d'entrée se situait sur le mur sud et une petite porte, sur le mur nord, donnait sans doute accès au cimetière.

Un panneau didactique permet aux visiteurs de mieux découvrir ce site archéologique.
 
panneau didactique stjammes chapelle st jammes hetre stjammes

 
 

LE PLATEAU DU CAUSSE


Dans les replis secrets et profonds de la Montagne Noire



Le complexe souterrain Jean Antoine CLOS situé près de la ville de Sorèze développe plus de 7000 mètres de galeries souterraines. Cet ensemble de galeries labyrinthiques, situé sous le massif du Causse de Sorèze, plonge au sein de la montagne à une profondeur de 130 à 150 mètres.
Ce site archéologique est unique en France de par son importance, sa rareté et de par le nombre de vestiges découverts et relevés.

Plusieurs grandes cavités (Grotte du Calel, résurgence de la Fendeille, Gouffre de Polyphème) sont drainées par une rivière souterraine entrecoupée de plusieurs siphons.
En surface, tout un modelé caractéristique des plateaux calcaires est présent : gouffres, grottes, perte de ruisseau, sources, dépressions, reliefs calcaires déchiquetés (lapiazs). Les spéléologues locaux ont découvert des vestiges archéologiques dans la grotte du Calel et sur le plateau, et ainsi apporté les preuves matérielles que le site présente également un grand intérêt archéologique.

Il s’agit d’un ensemble minier et métallurgique homogène datant du Moyen âge (exploitation de fer au Xè et XIè siècles), mis en valeur par les fouilles et prospections récentes (1989 – 1995).

Dans les cavités, les mineurs ont laissé des témoignages de leur exploitation : escaliers, traces de ponts en bois, nombreux coups de pics sur les parois, drainages de galeries, traces de foyer et d’espaces de repos. Les témoignages les plus émouvants sont certainement les dessins et graffitis dessinés par des enfants de 6 à 8 ans.

L’intérêt est aussi géologique. Les roches qui composent le relief montagneux sont parmi les plus anciennes de notre globe terrestre (plus de 540 millions d’années). Le relief, par contre, s’est mis en place beaucoup plus tard, lors du soulèvement pyrénéen, il n’y a que … 30 à 50 millions d’années.

Les grottes recèlent d’autres témoignages : la présence de l’homme préhistorique et des ossements d’animaux datant de la dernière glaciation (ours, rennes, chamois, lion des cavernes, élan, aurochs, chevaux, etc.) pris dans ce piège naturel.

Des panneaux didactiques ainsi qu’une table d’orientation avec table pique- nique sont présents sur le plateau… Le point de vue du roc de la Fendeille qui domine la plaine de plus de 300 mètres mérite le détour.


LA « PEIRO FICADA »


Un mégalithe bien étrange ...



Cette dalle rocheuse naturelle verticale a été appelée la « pierre des fusillés » depuis de nombreuses décennies, en raison de 86 cupules semi-hémisphériques ressemblant à des impacts de balles que l’on peut observer à la surface.

Située en bordure du chemin de crête très ancien menant à Berniquaut, cette pierre a pu servir de borne ou de repère paysager à différentes époques.

Ce genre de « monument » n’est pas rare en France et dans le monde .... Il existe de nombreuses « pierres à cupules ». On les associe bien souvent à la culture mégalithique (dolmen – menhir de l’époque néolithique : - 2000, - 4000 ans).

Ce monolithe naturel anthropisé pose question.
Le sens des multiples creusements de cupules reste mystérieux.

Différentes hypothèses sont envisagées :
 démarche cultuelle (culte de la fécondité – symbolique phallique)
 repère d’un terroir et sentiment d’appartenance d’une collectivité humaine à un espace délimité
 repère d’un itinéraire d'altitude
 repère astronomique

Même s’il est acquis que les mégalithes sont antérieurs à la présence des populations dites celtiques, il est probable que ces populations respectaient et honoraient d’une certaine manière ces rochers aux formes parfois étranges, habités par des « êtres surnaturels » desquels ils tiraient leurs pouvoirs souvent mystérieux.
 
 

UN PATRIMOINE A PROTEGER

Les sites que vous allez visiter appartiennent au patrimoine collectif.
Ils sont sous votre entière responsabilité. Gardez-les dans leur intégralité, afin de les transmettre aux générations futures… Respectez- les.
 
UN PATRIMOINE A VALORISER
Avec la mairie de Sorèze, un collectif associatif oeuvre depuis de nombreuses années à la valorisation et la protection de ces sites. Merci de respecter leur « travail ».

AVERTISSEMENT : aux termes de la loi il est interdit de procéder sans autorisation à des recherches archéologiques sous toute forme que ce soit.
Pour toute information, s’adresser au Service Régional de l’Archéologie Midi Pyrénées ou à l’association d’archéologie et spéléologie locale.

 

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